DIOCÈSE D'EUROPE OCCIDENTALE DE L'ÉGLISE ORTHODOXE SERBE
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Vénérable Syméon (Némanya) Source-de-Myrrhe

Publié le 06/02/2016

Vénérable Syméon (Némanya) Source-de-Myrrhe
Vénérable Syméon (Némanya) Source-de-Myrrhe

Saint Étienne Némanja naquit en 1114 dans la province de Zeta, l’actuel Monténégro, qui se trouvait alors sous dépendance latine. Dès que ses parents purent regagner la Serbie, ils lui firent conférer le Baptême de l’Eglise Orthodoxe et l’élevèrent dans l’amour de la vraie foi et des saintes vertus. Son père lui confia de bonne heure le gouvernement d’une province et, grâce à ses grandes capacités de gouvernement et à l’affection que lui portait le peuple, il devint par la suite grand-prince de toute la Serbie (1165) qu’il avait réussi à unifier en un seul royaume. Il fut ainsi le fondateur de la dynastie Némanide qui allait régner sur le peuple serbe pendant deux cents ans (1172-1371) et qui donna à l’Eglise un grand nombre de Saints.
Au cours de son règne il dut affronter ses frères rivaux et subit l’emprisonnement pour la cause de l’Orthodoxie. Mais grâce à sa foi inébranlable et à l’assistance visible du grand-Martyr Georges, il put remporter la victoire sur ses ennemis. Il réunit alors un synode pour débarrasser le pays de l’infâme hérésie des bogomiles. Avec l’aide de son épouse, Anne, il fît construire de nombreuse églises et monastères, et fit de riches donations aux grands sanctuaires du monde Chrétien. Lorsqu’il eut affermi l’indépendance de son état à l’égard de Byzance et assuré la bonne organisation de l’Eglise, il suivit l’exemple de son fils Rastko-Sabas et reçut l’habit monastique au Monastère de Studenitsa (1199), sous le nom de Syméon, pendant que son épouse se retirait dans un couvent en prenant le nom d’Anastasie. Au bout de deux années il alla rejoindre son fils sur la Sainte Montagne, au Monastère de Vatopédi, et devint son humble disciple, en imitant, autant que lui permettait son âge, le zèle de Sabas pour la prière. Ils contribuèrent tous deux à l’embellissement du monastère; puis, après avoir acquis les ruines de Chilandar, ils fondèrent ce beau et grand monastère qui devait rester le berceau de la culture serbe. Huit mois seulement après leur installation à Chilandar, Syméon tomba malade. Il appela son fils Sabas, lui fit de touchants adieux, et lui demanda de le revêtir de ses vêtements funéraires et de l’étendre à même le sol sur la cendre, en posant sa tête sur une pierre. Il convoqua alors tous les moines, leur demanda pardon et, les yeux fixés sur l’icône de la Mère de Dieu, il remit son âme à Dieu, en disant : « Que tout ce qui respire loue le Seigneur ! » (Ps. 148). Cétait le 13 février 1200.

Peu de temps après, son corps commença à dégager un baume miraculeux qui accomplit quantité de miracles. Ses Reliques furent ramenées en Serbie par Saint Sabas et contribuèrent à la réconciliation de ses deux autres fils : Etienne et Vukan. Lorsque le prince Etienne voulut renier l’Orthodoxie pour des raisons politiques (1216), le baume miraculeux cessa de couler; mais après l’envoi d’une lettre de Sabas adressée à son père, qu’on lut devant le tombeau, le Saint montra de nouveau sa faveur et sa protection pour le peuple. Du tombeau vide de Saint Syméon, qui était resté à Chilandar, poussa miraculeusement une vigne dont les grains de raisin desséchés sont distribués encore aujourd’hui dans le monde entier pour la bénédiction des couples restés sans enfants.