DIOCÈSE D'EUROPE OCCIDENTALE DE L'ÉGLISE ORTHODOXE SERBE
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Vénérable Isidora de Tabenne en Égypte

Publié le 11/02/2016

Vénérable Isidora de Tabenne en Égypte
Vénérable Isidora de Tabenne en Égypte

La moniale Isidora, Folle-en-Christ, lutta au monastère de Tabenne (Egypte) durant le 6ième siècle. La vierge Isidora pris sur elle-même de simuler la folie, elle laissa croire à son impureté et ne prît pas ses repas ensemble avec les soeurs du monastère. Nombre d’entre elles la regardèrent avec dédain, mais Isidora porta tout cela avec grande patience, bénissant Dieu pour tout.
Elle travailla aux cuisines et accomplit toutes les tâches les plus sales et les plus pénibles du monastère, nettoyant le monastère de toute impureté. Isidora se couvrait la tête avec un simple linge de cuisine, et au lieu de plats cuisinés, elle but l’eau savonneuse restant dans les pots et plats. Elle ne se mit jamais en colère, n’insultat personne, pas un mot plus haut que l’autre, ne récrimina jamais ni contre Dieu ni contre les soeurs, s’adonnant au silence.
Un jour, un moine du désert, saint Pitirim, eut une vision. Un Ange de Dieu lui apparut et lui dit : « Va au monastère de Tabenna. Là tu trouveras une soeur, elle porte un linge de cuisine sur la tête. Elle sert tout le monde dans l’amour, et supporte leur mépris sans se plaindre. Son coeur et ses pensées reposent toujours en Dieu. Par comparaison, tu reposes dans la solitude, mais tes pensées s’égarent partout dans le monde. »
L’Ancien partit pour le monastère de Tabene, mais il ne vit pas parmi les soeurs celle que la vision lui avait indiquée. Alors, elles lui amenèrent Isidora, la considérant comme possédée. Isidora tomba à genoux devant l’Ancien, lui demandant sa bénédiction. Saint Pitirim se courba jusqu’au sol devant elle et dit « Bénissez-moi d’abord, vénérable Mère! »
L’Ancien répondit à la surprise des soeurs, qui le questionnaient : « Devant Dieu, Isidora est plus grande que nous tous! » Alors les soeurs commençèrent à se repentir, confessant toutes les insultes dont elles avaient couvert Isidora, et lui demandèrent son pardon. Cependant, la sainte, perturbée par cette soudaine reconnaissance, quitta secrètement le monastère, et son sort final resta inconnu. On présume qu’elle n’est pas morte plus tard que l’année 365.