DIOCÈSE D'EUROPE OCCIDENTALE DE L'ÉGLISE ORTHODOXE SERBE
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Saints Anargyres Cosme et Damien

Publié le 18/02/2016

Saints Anargyres Cosme et Damien
Saints Anargyres Cosme et Damien

Saints Cosme et Damien étaient frères selon la chair et originaires de la province d’Asie (région d’Éphèse). Leur père, un noble païen, embrassa la foi chrétienne quelque temps après leur naissance. Mais sa mort prématurée laissa les deux enfants aux seuls soins de leur pieuse mère, Théodote, qui était chrétienne depuis son enfance et s’appliqua à élever ses deux fils dans la piété et l’imitation de ses vertus. Cosme et Damien furent instruits dans les diverses sciences du temps, mais ils abandonnèrent bientôt ces vaines connaissances pour se livrer à l’art médical et délivrer leurs prochains de toutes maladies et infirmités. De même que les Apôtres envoyés en mission par le Christ (cf. Mat. 10), ils reçurent le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toutes sortes de maladies sans autre remède que leur prière. Ayant reçu gratuitement la grâce du Saint-Esprit, ces nouveaux Apôtres donnaient gratuitement, soignaient sans aucune distinction les riches, comme les pauvres, les étrangers comme leurs proches, sans jamais demander quoi que ce fût en contre-partie. Leur charité était telle, qu’ils prodiguaient aussi leurs bienfaits aux animaux sans raison. Bien que versés dans la science médicale, ils n’utilisaient en guise de remède, de bistouri ou d’emplâtre que le nom vivifiant du Christ, et joignaient la prédication de l’Evangile du Salut à la guérison, si bien qu’en eux c’était le Christ-Médecin lui-même qui poursuivait son oeuvre et guérissait les âmes et les corps. On accourait de tous les horizons vers leur demeure, et chacun y trouvait guérison et réconfort dans la mesure de sa foi.

Saint Damien, le plus jeune des deux frères, s’endormit le premier dans la paix, suivi quelque temps plus tard par son frère Cosme. Par la suite, des multitudes de Chrétiens ne cessèrent d’affluer vers l’église qui avait été construite à l’emplacement de leur tombeau, au lieu-dit Féréman. Leurs précieuses Reliques et leur Icône étaient une source abondante de guérisons pour les malades qu’on y amenait et qu’on laissait séjourner plusieurs jours dans l’église au milieu des prières et des supplications. Personne ne s’en retirait sans avoir obtenu soit la guérison soit la force d’endurer avec patience et espérance la maladie permise par Dieu pour le salut de son âme.