DIOCÈSE D'EUROPE OCCIDENTALE DE L'ÉGLISE ORTHODOXE SERBE
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Saint Nicolas (Velimirovic) de Jitcha

Publié le 06/02/2016

Saint Nicolas (Velimirovic) de Jitcha
Saint Nicolas (Velimirovic) de Jitcha

Saint Nicolas de Jitcha, « le Chrysostome Serbe », naquit à Lelich dans l’ouest de la Serbie, le 4 janvier 1881 (23 décembre 1880). Ses parents étaient Dragomir et Katherine Velimirovich, qui vivaient dans une ferme où ils élevèrent une grande famille. Sa pieuse mère eut une influence majeure sur son développement spirituel, l’enseignant en parole mais surtout par son exemple. Petit enfant, Nicolas parcourait souvent à pied les 3 miles vers le monastère Chelije, accompagnant sa mère pour y participer aux Offices.
Enfant maladif, Nicolas ne devint pas particulièrement solide physiquement une fois adulte. Il échoua aux épreuves physiques en voulant entrer à l’académie militaire, mais ses excellents résultats scolaires lui permirent d’entrer au séminaire Saint Sava à Belgrade, avant même d’avoir achevé l’école préparatoire.
Après avoir obtenu son diplome du séminaire en 1905, il acquit un doctorat à l’université de Berne en 1908, et au King’s College d’Oxford en 1909. A son retour à la maison, il fut atteint d’une dysenterie. Faisant voeu de servir Dieu toute sa vie durant s’il en réchappait, il fut tonsuré au monastère Rakovica le 20 décembre 1909, et aussi ordonné à la sainte prêtrise.
En 1910 il partit en Russie pour se préparer à une fonction enseignante au séminaire de Belgrade. A l’Académie Théologique de Saint-Petersbourg, le Préfet lui demanda pourquoi il était venu. Il répondit, « Je voulais devenir berger. Comme enfant, je paissait les moutons de mon père. Maintenant que je suis un homme, je souhaite faire paître le troupeau raisonnable de mon Père céleste. Je crois que c’est le chemin qui m’a été montré. » Le Préfet sourit, satisfait de cette réponse, puis montra au jeune homme ses quartiers.
A la fin de ses études, il rentra à Belgrade et enseigna la philosophie, la logique, l’histoire et les langues étrangères au séminaire. Il parlait 7 langues, et cette capacité se révèlera fort utile pour lui tout au long de sa vie.
Saint Nicolas était renommé pour ses sermons, qui ne duraient jamais plus de 20 minutes et se concentraient sur 3 points essentiels. Il enseignait la théologie de l’Eglise au peuple, dans un language qu’il pouvait comprendre, et lui inspirait le repentir.
Lorsqu’éclata la première Guerre Mondiale, l’archimandrite Nicolas fut envoyé en Angleterre en mission diplomatique, pour demander de l’aide pour les Serbes dans leur lutte contre l’Autriche. Son doctorat d’Oxford lui valut une invitation à discourir à l’abbaye de Westminster. Il demeura 3 cours mois en Angleterre, mais saint Nicolas laissa une durable impression sur tous ceux qui l’avaient entendu. Ses écrits « Les Commandements du Seigneur » et « Méditations sur la Prière du Seigneur » en impressionnèrent beaucoup dans l’Eglise d’Angleterre.
L’archimandrite Nicolas quitta l’Angleterre et partit pour l’Amérique, où il démontra être un bon ambassadeur pour sa nation et pour son Eglise.
Le futur saint retourna en Serbie en 1919, où il fut sacré évêque de Zhicha, et par la suite transféré à Ochrid. Le nouvel hiérarque assista les malheureux souffrant des ravages de la guerre en fondant des orphelinats et aidant les pauvres.
L’évêque Nicolas reprit la direction du Bogomljcki Pokret, un mouvement populaire de renouveau spirituel qui encourageait les gens à prier et à lire la Bible. Sous la direction de l’évêque, il contribua aussi au renouveau du monachisme. Les monastères furent restaurés et réouverts, et en retour, cela revitalisa la vie spirituelle du peuple Serbe.
En 1921, l’évêque Nicolas fut invité à revenir en visite en Amérique, et il passa 2 ans comme évêque missionnaire. Il donna plus de 100 entretiens en moins de 6 mois, levant des fonds pour ses orphelinats. Durant les 20 années suivantes, il donnera des conférences dans diverses églises et universités.
Lorsque l’Allemagne envahi la Yougoslavie le 6 avril 1941, l’évêque Nicolas, critiquant sans crainte les Nazis, fut arrêté et claustré au monastère Ljubostir Vojlovici. En 1944, il fut envoyé avec le patriarche Gavrilo au camp de la mort à Dachau. Là il fut témoin des nombreuses atrocités et lui-même torturé. Lorsque les troupes Américaines libérèrent les prisonniers en mai 1945, le patriarche rentra en Yougoslavie, mais l’évêque Nicolas partit pour l’Angleterre.
Le dirigeant communiste Tito venait juste de prendre le pouvoir en Yougoslavie, il persécutait l’Eglise et écrasait ceux qui s’opposaientà lui. Dès lors, l’évêque Nicolas pensa qu’il pourrait mieux servir le peuple Serbe en demeurant au large. Il partit en Amérique en 1946, suivant un programme intensif malgré ses ennuis de santé qui avaient été aggravés par son internement à Dachau. Il enseigna 3 ans au séminaire Saint Sava à Libertyville, Illinois, avant de s’installer au monastère Saint Thikon à South Canaan, Penssylvanie, en 1951.
Il enseigna à Saint Thikon, et aussi servit comme Doyen et Recteur du séminaire. Il était aussi hôte conférencier au séminaire Saint Vladimir à New-York, et au monastère de la Sainte Trinité à Jordanville, New York.
Le samedi 17 mars 1956, l’évêque Nicolas servit sa dernière Liturgie. Après l’Office, il alla au pupitre et fit un bref discours. Puis en partant, il se courba et dit, « Pardonnez-moi, frères. » C’était quelque chose d’inhabituel, qu’il n’avait jamais fait auparavant.
Le 18 mars 1956, saint Nicolas s’endormit dans le Seigneur Qu’il avait servit toute sa vie durant. Il fut retrouvé agenouillé dans sa chambre, en position de prière. Bien qu’il fut enterré au monastère saint Sava à Libertyville, Il, il avait toujours exprimé le désir d’être enterré dans sa terre natale. En avril 1991, ses reliques furent transférées au monastère Chetinje à Lelich. Là il fut enterré à côté de son ami et disciple, le père Justin Popovich (+ 1979).
Les lecteurs anglo-saxons sont familiers (*) avec les écrits de saint Nicolas tels que le PROLOGUE D’OCHRID, LA VIE DE SAINT SAVA, UN TRESOR DE SPIRITUALITE SERBE, et d’autres écrits qui sont de grand bénéfice pour toute l’Eglise. Il concevait ses écrits comme des sermons silencieux adressé au peuple qui ne pourrait jamais l’entendre prêcher. Sa vie et ses écrits, tout le monde les as vus radieux de l’Esprit-Saint, mais par son humilité il se considérait comme le dernier des hommes.
Bien que natif de Serbie, saint Nicolas a une signification universelle pour les Chrétiens Orthodoxes de tout pays. Il fut comme un cierge allumé sur un porte-cierge donnant la lumière à tous (Mt 5,15). Guide spirituel et enseignant à la personalité attachante, il attira à lui nombre de gens. Il les aimait aussi, voyant l’image de Dieu en chaque personne rencontrée. Il avait un amour particulier pour les enfants, qui se hâtaient pour venir recevoir sa bénédiction à chaque fois qu’ils l’apercevaient en rue. Il était un homme de prière plein de componction, et possédait le don des larmes qui purifient l’âme (saint Jean Climaque, l’Echelle, niveau 7). Il fut un vrai berger pour son troupeau, le protégeant contre les loups spirituels, et les guidant sur le chemin du Salut. Il a laissé derrière lui nombre d’écrits bénéfiques pour l’âme, qui proclament la vérité du Christ à l’homme moderne. En eux, il exhorte le peuple à aimer Dieu, à vivre une vie de vertu et de sainteté. Puissions-nous aussi être trouvés dignes du Royaume des Cieux par les prières de saint Nicolas, et par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, à Qui soit la gloire à jamais. Amen.