DIOCÈSE D'EUROPE OCCIDENTALE DE L'ÉGLISE ORTHODOXE SERBE
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Saint Nicéphore le Confesseur

Publié le 12/02/2016

Saint Nicéphore le Confesseur
Saint Nicéphore le Confesseur

Saint Nicéphore est né vers 758 dans la capitale de l’empire. Ses parents Théodore et Eudoxie appartenaient à la haute hiérarchie byzantine, tout en pratiquant la piété et la vertu. Confrontés à la persécution iconoclaste ils demeuraient fidèles à la Foi orthodoxe. Pour cette raison son père secrétaire de l’empereur Constantin V Copronyme (741-775) fut destitué et envoyé en exil à Nicée, où il mourut.

Fort de la piété familiale leur fils entra néanmoins dans le service de l’État. En 787, sous la régence d’Irène, il participe au septième concile œcuménique « Nicée-II ». Simple laïc, il siège en tant que « commissaire impérial » (βασιλικος μανδατωρ). Avant l’ouverture des travaux on le charge d’aller chercher Grégoire de Néo-Césarée : iconoclaste repenti, ce vieil évêque est le dernier survivant du pseudo-concile des hérétiques réuni par l’empereur à Hiera en 754.

Dans les années qui suivirent il fit retraite dans l’un des cloîtres de la rive orientale du Bosphore.

En 806 il fut désigné pour succéder au patriarche Tarase. Cette promotion d’un laïc rencontra les critiques des moines du Stoudion.

Mais c’est du parti hérétique, à partir de l’événement en 813 de Léon V l’Arménien que vinrent les principales tribulations, avec le retour de l’impiété et du mouvement de destruction des icônes.

Nicéphore rappela : « nous ne pouvons pas plus toucher aux traditions les plus anciennes que nous ne saurions remettre en cause la Croix et l’Évangile ».

L’empereur tenta donc de réunir dans son palais un certain nombres de prélats qui lui semblaient acquis.
Pourtant ils résistèrent.

L’un d’eux, Émilien, évêque de Cyzique déclara : « Puisqu’il s’agit d’une affaire ecclésiastique, discutons-en au sein de l’église conformément à la coutume, pas dans le palais ».

Euthyme, évêque de Sardes observa : « Depuis la venue du Christ, 800 ans se sont écoulés, et pendant tout ce temps nous n’avons jamais cessé d’avoir des icônes et de les vénérer. Qui donc manifesterait l’audace d’abolir une si ancienne tradition ? »

Saint Théodore le Stoudite s’exprima après les évêques. Il dit au Prince : « Monseigneur, ne troublez pas l’ordre de l’Église. Dieu y a placé des apôtres, des prophètes, des pasteurs et des professeurs. Vous avez reçu la charge de l’État, laissez celle de l’Église à ses pasteurs. »

Fou de colère, l’Empereur le fit expulser. Peu de temps après, il convoqua en vue d’un concile les évêques favorables à l’hérésie et chercha à y mettre en accusation le patriarche Nicéphore.

À leurs sommations, celui-ci répondit : « Qui vous a donné autorité ? Était-ce un autre patriarche ou celui qui est à Rome. Dans mon diocèse vous n’avez aucun pouvoir. »

Il leur lut alors le canon qui excommunie quiconque tend à exercer un pouvoir quelconque dans la juridiction d’un autre évêque. Il fut cependant suspendu de force et condamné au bannissement par l’empereur.

En 820 un nouveau souverain hérétique en la personne de Michel II le Bègue maintien la persécution et la lutte contre les images.

En 828 le 2 juin saint Nicéphore naissait au ciel après 14 années d’exil.

Confesseur de la foi orthodoxe il a laissé de nombreux écrits théologiques et historiques.

En 846 par ordre de Theodora son corps retournera à Constantinople, le 13 mai, date à laquelle il est célébré en occident.