DIOCÈSE D'EUROPE OCCIDENTALE DE L'ÉGLISE ORTHODOXE SERBE
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Lune Gibbeuse Croissante Lune Gibbeuse Croissante

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Samedi Estival des Défunts

Samedi Estival des Défunts

Le Samedi des défunts est une fête des Églises d'Orient — Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin — célébrée pour commémorer les défunts proches des fidèles, particulièrement les morts au cours de l'année.

Dans le service ordinaire, les morts sont célébrés trois, neuf et quarante jours après la disparition, puis au troisième, au sixième, au neuvième et au douzième mois suivant le décès et enfin tous les ans, à la date anniversaire de la mort. De plus, tous les samedis de l'année comportent, plus ou moins brièvement, une célébration des défunts, en commémoration de la mort Jésus, rapidement enseveli le samedi au lendemain de la Crucifixion. Un office de commémoration, ou panikhide, est célébré soit le samedi matin après la Divine Liturgie, soit lors des Vêpres du vendredi soir ; on prépare alors un plat de koutia (blé cuit avec du miel), placé en face de la croix ou d'une icône devant laquelle la panikhide sera célébrée. Après l'Office, le prêtre bénit la koutia et elle est partagée et mangée comme mémorial par tous les présents.

Des célébrations spéciales sont réservées au Samedi des défunts (P + 48). Ce jours-là, non seulement on célèbre l'office de commémoration mais il y a de plus des prières particulières lors des Vêpres, de l'Orthros et pendant la Divine Liturgie.

Sainte Martyre Glycérie

Sainte Martyre Glycérie

La première année du règne d'Antonin le Pieux (138) vivait à Trajanopolis une jeune chrétienne, fille d'un officier romain de haut rang, qui se consacrait à confirmer les Chrétiens du lieu dans la foi. Le jour d'une fête païienne, elle marqua sur son front le signe de la Croix, et s'avança vers le gouvemeur Sabin présent dans le temple, en se confessant ouvertement servante du Christ. Comme Sabin lui ordonnait de sacrifîer aux dieux, elle se dirigea vers les idoles et abattit la statue de Zeus par l'invocation du Sauveur, puis elle la mit en pièces. Les païens se précipitèrent avec rage sur elle et essayèrent de la lapider, sans que les pierres ne puissent l'atteindre. On la pendit alors par les cheveux et on lui déchira la chair avec des ongles de fer, puis elle fut jetée en prison et laissée sans vivres ni boisson pendant de nombreux jours. Mais un Ange du Seigneur lui apporta de la nourriture et la fortifia dans l'espérance des biens futurs. Aussi, quand le gouvemeur la convoqua de nouveau, c'est avec stupéfaction qu'il vit la Sainte apparaître devant lui en bonne santé et rayonnante de confiance en Dieu.

Devant quitter la cité pour se rendre à Héraclée de Thrace, Sabin se fit accompagner par Glycérie. Elle fut reçue avec déférence par l'Evêque Domitius et par les Chrétiens, qui avaient été informés de son valeureux combat. Après une nouvelle séance au tribunal, elle fut condamnée à être brûlée vive, mais une rosée céleste éteignit la fournaise dans laquelle elle avait été jetée. Le juge lui fit alors arracher le cuir chevelu, puis on la conduisit en prison dans l'attente de nouveaux supplices. Cette fois encore un Ange vint à son secours. Devant de tels signes divins, le geôlier Laodicios se convertit et fut aussitôt condamné à la décapitation.`

Finalement la Sainte fut livrée aux bêtes sauvages. Une lionne s'élança, furieuse, sur elle, mais elle s'arrêta soudain dans son élan et vint lécher tendrement ses pieds. Une autre lionne bondit à son tour et d'un léger coup de dent, sans lui provoquer la moindre blessure, permit à Sainte Glycérie de rejoindre dans la joie son Epoux céleste.

Le juge périt peu après misérablement, tandis que l'Evêque allait ensevelir le corps de la valeureuse athlète du Christ non loin de la cité. On édifia ensuite en ce lieu une vaste et magnifique église, où Sainte Glycérie était vénérée par tous les habitants de la cité dont elle était devenue la Sainte patronne. Par la suite son corps fut transféré à Lemnos. Cependant, de son crâne, resté à Héraclée, continuait de jaillir un Saint Baume qui, telle une source d'eau vive, procurait la guérison à de nombreux pèlerins.